| |
Recherche: Termites
GROUPE COMMUNICATION CHIMIQUE CHEZ LES TERMITES
(Responsable: Christian Bordereau)

Participants: Christian BORDEREAU (CR CNRS, responsable du groupe), Annie COURRENT (MCF), André QUENNEDEY (CR CNRS), Alain ROBERT (MCF)
La thématique principale de nos recherches porte depuis une quinzaine d’années sur l’évolution chimique des phéromones de piste et des phéromones sexuelles de termites, et sur la structure de leurs glandes secrétrices. Grâce à de multiples collaborations nationales (E. Sémon, INRA UMR-Flavic Dijon) et internationales (V. Van Tuyen, Hanoï, M. Lenz et M. Lacey, CSIRO Canberra ; E. Cancello, Musée de Zoologie, Sao Paulo ; J. Mitchell, ARC, Pretoria ; I. Valterova, Institut de chimie organique, Prague ; J.C. Braekman, Laboratoire de chimie organique, Bruxelles, J. Shellmann-Reeve, Université de Cornell-USA), et à l’élevage d’espèces tropicales à Dijon, nous avons pu identifié de nombreuses phéromones de pistes et douze phéromones sexuelles, et décrire l’ultrastructure de nouvelles glandes sexuelles. Un premier schéma de l’évolution chimique des phéromones de piste des termites a été présenté lors du congrès de l’Union Internationale pour l’Etude des Insectes Sociaux à Washington (Août 2006).
Phéromones de piste
Toutes les phéromones identifiées jusqu’ici chez les termites sont soit des molécules terpéniques, soit des hydrocarbures en C12 à fonction alcoolique. Les phéromones terpéniques linéaires sont présentes chez les termites ancestraux, en particulier chez le termite primitif proche des blattes, Mastotermes darwiniensis, mais aussi chez les Termopsidae Termopsinae et Stolotermitinae. Les phéromones terpéniques cycliques (diterpènes) sont secrétées par les termites les plus évolués, les Nasutitermitinae mais aussi par un termite inférieur (Prorhinotermes) dont la position phylogénétique est restée longtemps controversée. Les phéromones hydrocarbonées en C12 à fonction alcoolique sont toutes linéaires et non ramifiées. Elles apparaissent chez les Kalotermitidae et sont ensuite présentes dans toutes les autres familles. Ces phéromones sont mono, di ou tri-insaturées. La forme mono-insaturée, ou dodécénol, est présente chez tous les Kalotermitidae étudiés jusqu’ici, mais aussi chez certains termites champignonnistes de la famille de termites supérieurs (Termitidae, Macrotermitinae). La forme di-insaturée, ou dodecadiénol, n’a été trouvée que chez une seule espèce, un termite champignonniste (Ancistrotermes pakistanicus), tandis que la forme tri-insaturée, ou dodécatriénol, de loin la plus répandue, apparaît chez les Rhinotermitidae, famille charnière entre les « termites inférieurs » et les « termites supérieurs », et s’observe ensuite dans toutes les sous- familles de Termitidae, notamment celle des Nasutitermitinae qui regroupe les espèces les plus évoluées.
Contrairement à d’autres insectes sociaux comme les fourmis qui ont développé des stratégies de communication chimique hautement spécifiques, les termites utilisent souvent les mêmes molécules. Chez les 56 espèces de termites connues pour leurs phéromones de piste, seulement 7 molécules différentes ont été caractérisées, dont 3 chez les termites ancestraux. Les alcools en C12 sont très répandus. Le dodécénol est synthétisé par toutes les espèces de Kalotermidae étudiées, le dodécatriénol par la grande majorité des Rhinotermitidae, mais aussi par certains termites champignonnistes et tous les Nasutitermitinae. Il existe donc une grande conservation dans la chimie phéromonale des termites. La non spécificité qui en découle est sans doute liée à la biologie des termites, insectes s’alimentant de matières ligno-cellulosiques disponibles à profusion et n’impliquant pas de compétitions sévères entre colonies ou espèces sympatriques. Il leur suffit le plus souvent de s’isoler par des voies souterraines ou des galerie-tunnels pour se déplacer et exploiter les sites de nourriture sans avoir à les protéger des compétiteurs.
Phéromones sexuelles
Nous avons identifié la phéromone sexuelle d’une douzaine d’espèces. On constate que ces phéromones sexuelles sont chimiquement très voisines des phéromones de piste et peuvent même être identiques. C’est le cas des alcools en C12, dodécatriénol chez Reticulitermes santonensis, Pseudacanthotermes spiniger et Cornitermes bequaerti et dodécadiénol chez Ancistrotermes pakistanicus, mais aussi du diterpène néocembrène chez Nasutitermes voeltzkowi. Il s’agit là d’une remarquable parcimonie chimique, la même molécule étant utilisée à plusieurs fins. C’est la concentration à laquelle la molécule est secrétée (faible pour les phéromones de piste, élevée pour les phéromones sexuelles) et la caste sur laquelle elle agit (ouvriers ou essaimants) qui détermine la fonction. Récemment, en collaboration avec l’équipe tchèque du Professeur Irena Valterova, nous avons identifié une nouvelle molécule dans les glandes sexuelles de Nasutitermes ephratae. Il s’agit à nouveau d’un diterpène mais d’une structure originale avec un squelette trinervitane et non oxygéné (Budesinsky et al. 2005).

Même si le nombre de phéromones sexuelles connues reste limité, il apparaît que le rôles des phéromones sexuelles dans l’isolement reproducteur des espèces sympatriques varie selon les espèces. Chez certaines espèces, par exemple chez Pseudacanthotermes spiniger et P. militaris au Gabon, elles ne semblent pas intervenir puisqu’elles sont chimiquement identiques. Chez d’autres espèces en revanche, comme par exemple N. ephratae et N. corniger en Guadeloupe, elles sont chimiquement différentes et ont probablement un rôle majeur.
Les glandes sécrétrices
Les phéromones de piste n’ont qu’une seule origine glandulaire chez les termites, la glande sternale, petite glande abdominale d’origine ectodermique présente chez toutes les espèces et toutes les castes. Nos connaissances sur l’organisation de la glande sternale des pseudergates et des ouvriers reposent principalement sur des travaux plus anciens réalisés au laboratoire. Ces données concernent une dizaine de genres ou espèces mal réparties au plan phylogénétique. Le grand choix de matériel en élevage au laboratoire et les diverses opportunités présentées par les récoltes sur le terrain par des membres de l’équipe termite ont permis d’entreprendre un travail plus exhaustif sur l’ultrastructure de ces organes. Les observations réalisées sont confrontées aux divers travaux de cladistique déjà publiés sur les termites, ainsi qu’aux nombreuses données obtenues par l’équipe sur la nature chimique des phéromones de piste. En tenant compte des travaux antérieurs, ce sont au total 48 genres et espèces qui sont en cours d’étude. Les données ultrastructurales permettent de préciser les relations entre les diverses familles en retenant des critères cytologiques variés (structure de la cuticule, réservoir sous-cuticulaire, types cellulaires composant la glande, innervations efférente et afférente, etc).
Mastotermes, seul représentant actuel des Mastotermitidae doit être laissé à part, non seulement en raison du nombre de ses glandes sternales (3) mais aussi au vu de leur structure peu “évoluée” cytologiquement. Les Termopsidae et les Hodotermitidae dont la glande unique est située sur le sternite 4 sont généralement considérés comme 2 groupes frères au plan phylogénétique. Pourtant nos données ne vont pas dans ce sens car l’organisation glandulaire est très différente entre les deux familles. Par contre, nos résultats cadrent mieux avec les données biochimiques obtenues sur la nature des phéromones de piste: le produit actif (dihydronorfarnésol) des Termopsidae est différent de l’alcool en C18 isolé chez les Hodotermitidae. De même, l’hypothèse que les Kalotermitidae représentent le groupe frère des Mastotermitidae ne saurait être retenu : la position de la glande unique (sternite 5), son organisation plus complexe et la nature chimique différente de la phéromone de piste (dodécénol) infirment une telle hypothèse. Des travaux antérieurs ont montré que la glande sternale des Rhinotermitidae apparaît cytologiquement la plus sophistiquée. Dans cette famille, regroupant 7 sous familles disparates, nous avons pu étudier les représentants de 4 d’entre elles, en particulier les Prorhinotermitinae, parfois élevé au rang de famille. Chez tous les genres étudiés, la glande sternale montre une grande similitude d’organisation (3 types cellulaires, réservoir sous-cuticulaire). Cependant le produit actif isolé chez Prorhinotermes (néocembrène) est chimiquement plus complexe que celui des autres Rhinotermitidae (dodécatriénol). L’étude de la glande sternale de Serritermes, genre très rare du Brésil, ne nous a pas permis de prendre position sur les relations entre les Rhinotermitidae et les Serritermitidae. L’organisation glandulaire est très voisine mais, cependant, plus simple que celle des Rhinotermitidae. Doit-on considérer les Serritermitidae comme plus primitifs que les Rhinotermitidae, ou au contraire comme plus évolués puisque tous les Termitidae, ou Termites supérieurs, montrent une simplification structurale (évolution régressive) encore plus marquée? Dans les deux cas cependant Serritermitidae et Rhinotermitidae peuvent être considérés comme groupes frères au plan cladistique. Quant aux Termitidae, nos données ne permettent pas de corroborer ou d’infirmer telle ou telle hypothèse évolutive. Dans tous les cas étudiés, l’aspect très typique de la glande sternale apparaît comme une constante familiale.
Les phéromones sexuelles sont connues pour avoir plusieurs origines glandulaires: les glandes tergales, la glande sternale (généralement hypertrophiée) ou les glandes tergales associées à la glande sternale. Mais, récemment, nous avons mis en évidence de nouvelles glandes sexuelles chez plusieurs espèces de Macrotermes, les glandes sternales postérieures, dont l’ultrastructure a été récemment publiée (Quennedey et al. 2004).

PUBLICATIONS
BORDEREAU C. 1967. Cuticule intersegmentaire des imagos de termites supérieurs (Isoptera, Termitidae), dimorphisme sexuel, relations avec la physogastrie de la reine. C. R. Acad. Sc. Paris (D), 265: 1997-2000.
BORDEREAU C. 1968. Etude au microscope électronique à balayage des membranes intersegmentaires et pleurales chez les imagos de termites supérieurs (Isoptera, Termitidae). C.R. Acad. Paris (D), 269: 1972-1975.
BORDEREAU C. 1971. Dimorphisme sexuel du système trachéen chez les imagos ailés de Bellicositermes natalensis Haviland (Isoptera, Termitidae), rapports avec la physogastrie de la reine. Arch. Zool. Exp. Gén., 112: 33-54.
BORDEREAU C. 1971. Le système trachéen de la reine physogastre et du roi chez Bellicositermes natalensis Haviland. Arch. Zool. Exp. Gén., 112: 747-760.
BORDEREAU C. 1973. Physogastrie et tégument chez la reine des Termites supérieurs. Proc. VII Congr. IUSSI, London, 42-44.
BORDEREAU C., BOIS J.F. 1974. La physogastrie des reines de termites supérieurs: incorporation d'acides aminés et de glucosamine tritiés dans la cuticule de la reine de Cubitermes fungifaber Sj. (Isoptera, Termitidae). C.R. Acad. Sc. Paris (D), 278: 2165-2168.
BORDEREAU C. 1975. Croissance des trachées au cours de l'évolution de la physogastrie chez la reine des termites supérieurs (Isoptera, Termitidae). Int. J. Insect Morphol. & Embryol., 4: 431-465.
BORDEREAU C. 1975. Royal control on the differentiation of the sexual caste in Bellicositermes natalensis Haviland (Isoptera, Termitidae). In "Pheromones and Defensive Secretions in Social Insects" Noirot Ch., Howse P.E., Le Masne G. eds. Université Dijon. pp.143-148.
BORDEREAU C. 1975. Déterminisme des castes chez les termites supérieurs: mise en évidence d'un contrôle royal dans la formation de la caste seuxée chez Macrotermes bellicosus Smeathman (Isoptera, Termitidae). Ins. Soc., 22: 363-374.
BORDEREAU C. 1976. Anaérobiose chez la reine de Macrotermes bellicosus Smeathman (Isoptera, Termitidae). Ins. Soc., 23;109-116.
BORDEREAU C., DELACHAMBRE J., DELBECQUE J.P., GLITHO I. 1976. Tégument des insectes, ultrastructure et endocrinologie. Bull. Soc. Zool. Fr., 101: 907-908.
BORDEREAU C., HIRN M., DELBECQUE J.P., DE REGGI M. 1976. Présence d'ecdysones chez un insecte adulte: la reine de termite. C.R. Acad. Sc. Paris (D), 282: 885-888.
BORDEREAU C., DELBECQUE J.P., HIRN M., DE REGGI M. 1977. Ecdysones des adultes et des oeufs de termites. Bull. Soc. Zool. Fr.,102: 314-315.
BORDEREAU C., ANDERSEN S.O. 1978. Structural cuticular proteins in termites queens. Comp. Biochem. Physiol., 60B: 251-256.
DELBECQUE J.P., LANZREIN B., BORDEREAU C., IMBODEN H., HIRN M., O'CONNOR J.D., NOIROT C., LUSCHER M. 1978. Ecdysone and ecdysterone in physogastric termite queens and eggs of Macrotermes bellicosus and Macrotermes subhyalinus. Gen. Comp. Endocr., 36: 40-47.
BORDEREAU C. 1979. La cuticule de la reine de termite. Ultrastructure, composition chimique, étude de sa croissance en l'absence de mue. Thèse d'Etat, université de Dijon, 252pp.
BORDEREAU C. 1982. Ultrastructure and formation of the physogastric termite queen cuticle. Tissue & Cell, 14: 371-396.
BORDEREAU C. 1982. Extension et croissance cuticulaires en l'absence de mue chez les Arthropodes. Bull. Soc. Zool. Fr., 107:427-432.
HAN S.H., BORDEREAU C. 1982. Ultrastructure of the fat body of the reproductive pair in higher termites. J. Morphol., 172: 313-322.
HAN S.H., BORDEREAU C. 1982. Origin and formation of the royal fat body of the higher termite queens. J. Morphol., 173: 17-28.
BRAEKMAN J.C., DALOZE D., DUPONT A., PASTEELS J.M., LEFEUVE P., BORDEREAU C., DECLERCQ J.P., VAN MEERSSCHE M. 1983. Chemical composition of the frontal gland secretion from soldiers of Nasutitermes lujae (Termitidae, Nasutitermitinae). Tetrahedron, 39: 4237-4241.
LEFEUVE P., BORDEREAU C. 1984. Soldier formation regulated by a primer pheromone from the soldier frontal gland in a higher termite, Nasutitermes lujae. Proc. Natl. Acad. Sci. USA, 81:7665-7668.
BORDEREAU C. 1985. The role of pheromones in Termite caste differentiation. In "Caste Differentiation in social Insects", Watson J.A.L., Okot-Kotber B.M., Noirot Ch. Eds., Pergamon Press, Oxford. p. 221-226. BORDEREAU C. 1985. Contrôle de l'effectif militaire chez les termites. La Recherche, 16:1084-1087.
BORDEREAU C., HAN S.H. 1986. Stimulatory influence of the queen and king on soldier differentiation in the higher termites Nasutitermes lujae and Cubitermes fungifaber. Ins. Soc., 33: 296-305.
SOLTANI N., BORDEREAU C. 1987. Changes in the cuticle, ovaries and colleterial glands during the pseudergate and neotenic molt in Kalotermes flavicollis (Fabr.) (Isoptera : Kalotermitidae). Int. J. Insect Morphol & Emryol., 16: 221-235.
BORDEREAU C., ROBERT A., BONNARD O., LE QUERE J.L. 1990. Cis-3, cis-6, trans-8-dodecatrien-1-ol: sex and trail following pheromone in a higher fungus-growing termite. In "Social Insects and the Environment", Veeresh G.K., Mallik B., Viraktamath C.A. eds. Oxford & IBH Publishing Co. PVT. LTD. pp. 39-40.
MARCEL N., LEFEUVE P., BORDEREAU C. 1991. Recherche de nourriture et recrutement chez le termite africain Nasutitermes lujae (Wasmann). Actes Coll. Insectes Soc., 7: 145-151.
NOIROT Ch., BORDEREAU C. 1991. Termite polymorphism and morphogenetic hormones. In "Recent Advances in Comparative Morphology, Physiology and Development of Arthropods" Gupta A.P. ed., Rutgers University Press, pp. 295-324.
BORDEREAU C., ROBERT A., BONNARD O., LE QUERE J.L. 1991. (3Z,6Z,8E)-3,6,8-dodecatrien-1-ol : sex pheromone in a higher fungus-growing termite, Pseudacanthotermes spiniger (Isoptera, Macrotermitinae). J. Chem. Ecol., 17: 2177-2191.
HAN S.H., BORDEREAU C. 1992. From colony foundation to dispersal flight in a higher fungus-growing termite, Macrotermes subhyalinus, (Isoptera, Macrotermitinae). Sociobiol., 20: 219-231.
BORDEREAU C., ROBERT A., LADUGUIE N., BONNARD O., LE QUERE J.L., YAMAOKA R. 1993. Détection du (Z,Z,E)-3, 6, 8-dodécatrien-1-ol par les ouvriers et les essaimants de deux espèces de termites champignonnistes : Pseudacanthotermes spiniger et P. militaris (Termitidae, Macrotermitinae). Actes Coll. Insectes Soc., 8: 145-149.
LADUGUIE N., ROBERT A., SALINI N., BORDEREAU C., 1994. Les termites et le dodécatriénol. Actes Coll. Insectes Soc. 9: 27-34.
LADUGUIE N., ROBERT A., BONNARD O., VIEAU F., LE QUERE J.L., SEMON E., BORDEREAU C. 1994. Isolation and identification of (3Z, 6Z, 8E)-3, 6, 8-Dodecatrien-1-ol in Reticulitermes santonensis Feytaud (Isoptera, Rhinotermitidae): roles in worker trail-following and in alate sex-attraction behavior. J. Insect Physiol., 40: 781-787.
ROBERT A., VAN TUYEN V., BORDEREAU C. 1996. Stratégies défensives chez Globitermes sulphureus. Actes Coll. Insectes Sociaux, 10:165-168.
BORDEREAU C., ROBERT A. VU VAN TUYEN, PEPPUY A., 1997. Suicidal defensive behavior by frontal gland dehiscence in Globitermes sulphureus Haviland soldiers (Isoptera). Insectes Soc., 44/3: 289-297.
PASTEELS J., BORDEREAU C., 1998. Releasing pheromones in termites, In "Chemical Communication in Social Insects". M. Breed, R.K. Vander Meer, K. Espelie and M. Winston eds. Westview Press. pp 193-215.
CONNETABLE S., ROBERT A., BORDEREAU C., 1998. Rôle des vibrations dans la communication d'alarme chez deux espèces de termites champignonnistes : Pseudacanthotermes spiniger et P. militaris. Actes Coll. Insectes Soc., 11: 117-124.
PEPPUY A., ROBERT A., DELBECQUE J-P., LECA J-L., ROULAND C., BORDEREAU C., 1998 Efficacy of hexaflumuron against the fungus growing-termite Pseudacanthotermes spiniger (Sjöstedt) (Isoptera, Macrotermitinae). Pesticide Science, 54: 22-26.
BORDEREAU C., PEPPUY A., CONNÉTABLE S. ROBERT A. 1999. Les termites de l'Ile de la Réunion et leur importance économique. Actes Coll. Insectes Soc., 12: 159-164.
PEPPUY A., ROBERT A., BORDEREAU C. 1999. Comportement sexuel et pheromones chez deux espèces sympatriques de Macrotermes asiatiques, M. annandalei et M. barneyi (Isoptera, Macrotermitinae). Mise en évidence de nouvelles glandes sexuelles. Actes Coll. Insectes Soc., 12:143-150
CONNETABLE S., ROBERT A., BOUFFAULT F., BORDEREAU C., 1999. Vibratory alarm transmission in two sympatric higher termite species: Pseudacanthotermes spiniger and P. militaris (Isoptera, Termitidae). J. Insect Behav., 12: 329-342.
WOBST B., FARINE J.P., GINIES C., SEMON E., ROBERT A., BONNARD O., CONNETABLE S. BORDEREAU C., 1999. (3Z,6Z,8E)-3,6,8-Dodecatrienol, a major component of the trail-following pheromone in two sympatric termite species Reticulitermes lucifugus grassei (Clément) and R. santonensis Feytaud. J. Chem. Ecol., 25: 1305-1318.
PLASMAN V., DALOZE D., BRAEKMAN J.C, CONNÉTABLE S., ROBERT A., BORDEREAU C., 1999. New macrolactones from the defensive salivary secretion of soldiers of the african termite Pseudacanthotermes spiniger. Tetrahedron Letters, 40 : 9229-9232.
PEPPUY A., ROBERT A., SEMON E., GINIES C., LETTERE M., BONNARD O., BORDEREAU C., 2001. (Z)-Dodec-3-en-1-ol, a novel termite trail pheromone identified after solid phase microextraction from Macrotermes annandalei. J. Insect Physiol. 45: 445-453.
LAMBERTY M., ZACHARY D., LANOT R., BORDEREAU c., ROBERT A., HOFFMANN J.A., BULET P., 2001. Constitutive expression of a cysteine-rich antifungal and a linear antibacterial peptide in a termite insect. J. Biol. Chem., 276: 4085-4092.
PEPPUY A., ROBERT A., SÉMON E, BONNARD O., NGO TRUONG SON, BORDEREAU C. 2001. Species specificity of trail pheromones of fungus-growing termites from northern Vietnam. Insectes Soc., 48: 245-250.
BORDEREAU C, CANCELLO E.M., SÉMON E, COURRENT A., QUENNEDEY B. 2002. Sex pheromone identified after solid phase microextraction from tergal glands of female alates in Cornitermes bequaerti (Isoptera, Nasutitermitinae). Insectes Soc., 49: 209-215
BORDEREAU C. Termites des Départements et Territoires d'Outre Mer Français. 2002. In "Les Termites d'Europe et des Départements et Territoires d'Outre Mer Français" Biologie et Lutte. Editions du CTBA.
BRUGEROLLE G., BORDEREAU C. 2003. Ultrastructure of Joenides intermedia (Grssé 1952), a symbiotic parabsalid flagellate of Hodotermes mossambicus, and its comparison with other joeniid genra. Eur. J. Protistol. 39 : 1 – 10.
PEPPUY A., ROBERT A., BORDEREAU C. 2004. Species-specific sex pheromones secreted from new sexual glands in two sympatric fungus-growing termites from northern Vietnam, Macrotermes annandalei and M. barneyi. Insectes Soc., 51 :91-98.
ROBERT A., PEPPUY A., SEMON E., BOYER F.D., LACEY M.J., BORDEREAU C. 2004. A new C12 alcohol identified as a sex pheromone and a trail-following pheromone in termites : the diene (Z,Z)-dodeca-3,6-dien-1-ol. Naturwiss. 91 : 34-39.
BRUGEROLLE G., BORDEREAU C. 2004. The flagellates of the termite Hodotermopsis sjoestedti with special reference to Hoplonympha, Holomastigotes and Trichomonoides trypanoides n. comb. Eur. J. Protistol. 40 : 163-174.
QUENNEDEY A., PEPPUY A., COURRENT A., ROBERT A., EVERAERTS C., BORDEREAU C. 2004. Ultrastructure of posterior sternal glands of Macrotermes annandalei (Silvestri) ; new members of the sexual glandular set found in termites (Insecta). J. Morphol., 262 : 683-691.
SILLAM-DUSSES D., SEMON E., MOREAU C., VALTEROVA I., SOBOTNIK J., ROBERT A., BORDEREAU C. 2005. Neocembrene A, a major component of the trail-following pheromone in the genus Prorhinotermes (Insecta, Isoptera, Rhinotermitidae). Chemoecology, 15 : 1-6.
BRUGEROLLE G., BORDEREAU C. 2005. Pachyjoenia howa, a new symbiotic parabasalid joeniid flagellate of the termite Postelectrotermes howa. Eur. J. Protistol. 41 : 7-17.
BUDESINSKY M. , VALTEROVA I., SEMON E., CANCELLO E., BORDEREAU C. 2005. Structure of trinervita-1(14),2,11-triene, a new diterpene from sexual glands of termites. Tetrahedron 61 :10699-10704.
BRUGEROLLE G., BORDEREAU C. 2006. Immuunological and ultrastructural characterization of spirotrichonymphid flagellates from Reticulitermes grassei and R. flavipes (syn. R. santonensis), with special reference to Spirotrichonympha, Spironympha and Microjoenia. Organisms, Diversity and Evolution 6 : 109-123
|